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dimanche 20 avril 2014

Bruxelles, ma belle #4


Bruxelles, ma belle
Je te rejoins bientôt
Aussitôt que Paris me trahit
Et je sens que son amour aigrit et puis
Elle me soupçonne d'être avec toi le soir
Je reconnais c'est vrai tous les soirs dans ma tête
C'est la fête des anciens combattants d'une guerre
Qui est toujours à faire

Bruxelles, attends- moi j'arrive
Bientôt je prends la dérive
Dick Annegarn


Toute une série de maisons Art Nouveau à Bruxelles, deux architectes ont oeuvré principalement à l’époque : Victor Horta et Ernest Blérot.
J’aurai adoré vivre à cette époque, d’abord parce que j’aurai été une véritable égérie, rondeurs et blancheur étaient les canons de la beauté et ensuite parce qu’on pouvait vivre de ses rentes et voyager était une véritable occupation, pas un loisir.

Promenade dans le quartier Saint Gilles

La maison Horta, entièrement conçue par Victor Horta jusque dans le mobilier

Avenue Louise, un hôtel particulier

Détail de la façade de la maison des instruments de musique

Une relique, probablement
La presse, passe encore, mais socialiste? voire coopérative?

La Galerie Saint Hubert


La Halle Saint Géry


La ville moderne ou le MacDo Pis?

En plein centre ville

A quelle époque sommes-nous?

Quand le Manneken Pis fait dans la dentelle...

Un soupçon de modernité

Gandhi perché

d'autres perchés

Le temple (du moins le mien), pour faire le plein de spéculoos

Ne pas quitter Bruxelles sans lui
Même s'il a chanté Amsterdam et laisser Bruxelles à Dick



Bandes dessinées, Bruxelles#3



Peut-on visiter Bruxelles sans parler de BD ? Cette ville ne compte pas moins de deux lieux dédiés à la bande dessinée, et d’innombrables magasins de BD, de l’officiel de Tintin au sombre shop « la bande des six nez » dans un improbable quartier loin derrière le Parlement Européen.

Nous avons donc acheté et relu « Asterix chez les Belges »,  la bande dessinée en pente douce…
Et nous avons revisité nos classiques sur les façades de la ville entre deux cafés gay, le Manneken-pis (qui a beaucoup déçu les enfants : ils ont préféré la petite sirène de Copenhangen), les friteries et les chocolatiers qui sont probablement plus nombreux que les BD shops.

Ce qui me donne l’occasion de partager une petite sélection BD, qui n’a rien de belge.

 Fun home de Alison Bechdel, un roman familial en BD, tragicomédie disent-ils. Oui, il y a de cela. Une belle histoire racontée par la fille, sur le père (il y a le pendant sur sa mère « c’est toi ma maman ? »). Une histoire de recherche d’identité et de genre, de qui on est contre et comme ses parents. 
A lire absolument pour ceux qui aiment la BD qui dérange un peu.





Plus léger, mais aussi grinçant, Platon Lagaffe, survivre au travail avec les philosophes de Pepin et Jul, sur le monde du travail. Un peu caricatural, mais parfois j’aimerai oser en donner une copie à certains de mes clients, histoire qu’ils se rendent compte.

Le seizième opus de Jonathan Celle qui fût, la série de Cosey. 
Je suis une inconditionnelle, de la série, de l’auteur, de ses dessins, de son monde, de ses pensées… Ses autre albums sont tous super, bien, extra, géniaux (quand je vous dis que je suis fan...!), il n’y en a pas un que je mettrais de côté et si je devais choisir entre A la recherche de Peter Pan, le voyage en Italie ou le Bouddha d’azur, je serais bien embêtée. Je compte les mois et les années entre ses sorties, redoutant le moment fatidique où il s’arrêtera d’écrire et dessiner, l’homme a 64 ans.


J’ai aussi envie de vous parler d’Ana Ana, déluge de chocolat de Dormal et Roques, même si ce n’est pas de la BD en vrai, celle pour les adultes (i.e. grincheuse et intellectuelle). Ana Ana est la petite sœur de Pico Bogue, et quelques albums lui sont consacrés. Dans un format demi A4, voire B5 à l’horizontal (il y a probablement un mot savant pour ce format paysage, mais je ne le connais pas), Ana Ana prend la vedette, dans un ton mi album pour enfants mi Bd adolescent, les dessins sont agréables (c’est le même tandem auteur/dessinateur que Pico Bogue), le ton léger, sans prétention comme le carré de chocolat avec le café en fin de repas.
C’est un ami qui me l’a offert, un collègue au boulot m’appelle Ana Ana en référence à cette BD et un client m’a dit que je ressemblais à un personnage de dessin animé, alors…





samedi 19 avril 2014

Demain, nous serons tous européens - Bruxelles#2


L’Europe, un espoir pour demain ?
Est-ce du ciel bleu pour nous ? Ou juste une illusion ?

On parle en France de réduire le millefeuille administratif: de la commune à la région en passant par le syndicat de commune et le département, il y a trop de beurre dans le millefeuille.
Nos enfants seront-ils européens avant d’être français ?
Pourquoi pas, finalement.
« Think global, act local », tel est le crédo aujourd’hui.
L’Europe pourrait être notre « global » de demain et la France notre « local ». Ou bien déjà l’Europe est-elle déjà notre local, dans ce cas dans quelle case met-on le Starbucks ?

Nous n’avons pas croisé de Strabucks à Bruxelles. Ils ont déjà colonisé Paris et quadrillé Tokyo. Epargner Bruxelles me semble un honnête tribu à la mondialisation.
En revanche, on trouve des « Exki » à tout les coins de rue, normal c’est du local et c’est du bon, du frais, du bio, et pas très cher. L’alternative locale aux frites vendues au coin de la rue, où même « traditionnelles à la graisse de bœuf » j’ai du mal à croire que les pommes de terre aient été épluchées le matin.
Pour information, il y en a un à Montparnasse, pas loin du Starbucks d’ailleurs.
C’est ça l’Europe : Exki côtoie le Starbucks à Paris.


Et que dire de ces femmes voilées, de la tête au pied, en noir, s’il vous plait ? C’est local ou global ?
Je suis perturbée par le phénomène à Bruxelles, elles sont bien plus nombreuses que chez nous, bien plus voyantes aussi.
Tout ce noir ça se voit sur fond de drapeaux bleus, les 27 pour ne rien oublier et quand Belga com s’y met aussi, on en sait plus où donner de la tête.

Deuxième jour de lecture, j’attaque un polar emprunté à la Médiathèque de Gentilly (où razzia a été faite en plus du Furet du Nord). Je vous épargnerai, et le titre et l’auteur, j’ai tout oublié. L’histoire était longuette, sans intérêt et prévisible, bien écrit cependant. 
C’est la littérature en pente douce ou la mondialisation en pente douce (il était traduit du Starbucks)?