samedi 25 janvier 2014

Globalisation? Vous avez dit globalisation?

Paris 18ème arrondissement.
L'avantage avec l'ouverture des frontières et le libre-échange 
c'est qu'on peut acheter n'importe quoi, n'importe tout.

Je n'ai toujours pas compris le lien entre la Tunisie et les Comores
Est ce que les vêtements de mariage comoriens sont faits avec de la dentelle de Tunisie?


vendredi 24 janvier 2014

Qu'avez-vous fait à Noël?

Je ne parle pas du menu.
Ni avec qui vous avez festoyé.
Ni si c'était l'année "chez vos parents" ou "chez les beaux-parents".
On a tous notre rituel.
Celui de Noël est le plus compliqué
le plus savant, fait de règles implicites
réécrites chaque année,
où (presque) tout se rejoue.

J'ai décidé de faire autrement
De bouleverser les codes.



Cette année à Noël, j'ai promené la chèvre de mon père.
Elle s'appelle Framboise
et comme elle avait froid aux cornes
Je lui ai prêté mon bonnet.

J'adorais la Chine à Noël
car la saison des fraises commençait.
Trois années de suite on s'est demandé
"y aura-t-il des fraises à Noël?"
On savait que Noël était passé
Quand arrivaient les ananas.
En France, on s'interroge "y aura-t-il de la neige à Noël?"
(Qui se souvient de l'excellent film de Sandrine Veysset?)


Il y en avait très peu cette année
Nous sommes allés la chercher haut.
Et il n'y a toujours pas d'ananas
et pourtant Noël est passé.

Arrive un âge où nos yeux ne brillent plus pour le Père Noël
Il est temps d'aller chercher ailleurs
ce qui nous fait battre le coeur, 
ce qui nous exalte
ce qui nous amuse.

Les Rapaces de Gap contre les Ducs de Dijon
Et croyez le ou non, la tenue de ces derniers est jaune moutarde.
A la patinoire de Gap, un soir de 20h à 23h, 
je me suis gelée sur un siège en plastique
Passionnée pour un palet
Je suis retournée voir un match de Hockey
Vingt ans après.






Finir et commencer

"un moment si doux" Raymond Depardon au Grand Palais


Finir l’année en beauté et bien la commencer : c’est un must.
C’est presque un incontournable social. Pourtant il me semble qu’avec l’âge (ou la sagesse ?), j’y prête moins attention.
Ce qui m’importe c’est l’humeur, c’est l’esprit. C’est ce qui nous porte collectivement, c’est ce qu’on arrive (ou pas) à partager.

J’aime finir l’année contente et satisfaite. Je veux être satisfaite de ce que j’ai fait et me réjouir de ce que je vais faire l’année qui vient. Ce passage est un temps de respiration, celui qui permet de récupérer et qui insuffle l’énergie pour la suite.
Cela fait quelque années que nous ne faisons plus des grandes fiestas alcoolisées et enfumées, où nous finissons épuisés au petit matin après avoir dansé toute la nuit. Il est loin le temps où nous rentrions à 5 heures du matin en vélo des Abbesses encore ivres. L’air nous dessaoulait, il faisait encore nuit et rien n’était ouvert, il était impossible de trouver un café en chemin.

Cette année, c’était juste nous cinq. Le menu a été fait par les enfants : pizza, mousse au chocolat et crème mic-mac. Deux desserts parce que c’est la fête. Pour les adultes, foie gras en apéro, avec un excellent vin. Nous ne sommes pas des sauvages.
On a dîné sur le canapé en se projetant en grand écran sur le mur une rétrospective de nos photos de l’année. Il y avait de la pizza parterre, des miettes partout, les enfants redécouvraient ce que nous avions fait durant l’année. On s’est marré.
Puis on a regardé ensemble Harry Potter, le premier. Un chef d’œuvre ce film. Pour les adultes pour les enfants. Chacun y trouve son compte.
Nous nous sommes couchés tard, du moins les enfants, mais bien avant minuit.
Finir l’année chez moi, ma maison, mon homme et mes enfants, ensemble autour d’un bon moment. Que demander de plus ?

Nous avons mis le réveil le 1er janvier. Ca s’appelle bien commencer l’année : « l’avenir appartient à ceux qui se lève tôt ». Je n’y crois pas cinq minutes.

Nous avions des tickets pour aller voir l’expo de Depardon au Grand Palais pour une entrée à 10h30, alors…
Nous n’avons croisé que des touristes et des zombies qui rentraient tard et pas en vélo. Certains encore dans les excès de leur soirée, d’autres hagards de sommeil voire perdus, à peine vêtus parfois et sans savoir lire un plan de métro.
A nous Paris. Le Grand Palais s’élève droit dans le froid de la nouvelle année, et cette affiche de Depardon jeune, sur son scooter « presse ».

Il fait partie des gens que j’admire. Peu d’hommes parmi eux, mais lui.
A plus de 70 ans le bonhomme fait encore le tour de la planète, il ramène des photos de Hawai, d’Afrique et d’Amérique du Sud. Elles semblent intemporelles et pourtant montrent de façon réelle le monde dans lequel nous vivons.
Une vie de photographe, une vie de bourlingue, qu’a (eu) cet homme, une vie  de recherche esthétique pour faire passer un message pour dire une chose  travers son œil.
C’est ça que j’admire et que j’envie. Il arrive à laisser sa trace dans ce monde.
L’expo était petite (les bonnes choses ont toujours le goût du trop peu) et nous avons enchainé avec un tour de grande roue devant les Tuileries.
Enfin eux, pas moi. J’ai tiré les enseignements de mon expérience estivale, je ne m’aventure plus au delà de 1m du sol.
En somme, c’était une belle première matinée d’année.

Un moment si doux.

dimanche 15 décembre 2013

Ce qui me rapprochait de Nelson Mandela





Ce n’est pas le physique. A l’évidence.
Ni l’Afrique du Sud.
Ni le militantisme.
Je ne suis pas une grande militante, ni pour la liberté, ni pour l’égalité. A la limite, je militerai pour moi et encore discrètement par l’action souterraine voire sournoise plutôt qu’en frondeuse.

Je suis tombée sur des fragments de ses discours, sur des phrases qu’il a dites, sur ce poème qu’il a repris :


« It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate
I am the captain of my soul. »

W. E. Henley (1931)

« Aussi étroit soit le chemin,

Nombreux les châtiments infâmes,

Je suis le maître de mon destin,

Je suis le capitaine de mon âme ».

Traduction française dans Invictus de C. Eastwood.

Et c’est comme si il me parlait directement. C’est comme si au delà de toutes ses luttes, il me le chuchotait dans l’oreille, juste pour moi, et ce que cela faisait sens, et devenait mes vérités.

« J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre. »

Je sais maintenant ce qui me rapprochait de Nelson Mandela.
Ce sont ses croyances, ce sont ses convictions.
Et sa capacité à les énoncer, à les partager, à les appliquer.

Ce qui m’ennuie dans sa mort, c’est qu’il n’y a plus personne pour me dire des choses pareilles.
Qui nous rappellera que nous n’avons pas d’autre Dieu que notre âme, et que le seul maitre à bord c’est nous ?
Que notre iPhone n’est même pas un ersatz de ceux là ?

Je dois me le dire à moi même, à mes enfants, au reste de mon monde quand c’est important.
Sa mort m’oblige a plus de responsabilité, à me porter toute seule.



samedi 14 décembre 2013

IlluminhallucinaLyon.




La semaine dernière,
Encore une fois, la Sainte Vierge
A sauvé Lyon de la Peste
Elle le fait tous les ans, le 8 décembre.

Et nous y sommes allés
Fêté le bubon, celui d'avant le 6ème jour
C'était technicolore, hallucinations, festival de lumières
Vin chaud à tous les coins de rue
et chocolat chaud pour les autres
On y a croisé un loup qui jouait du saxo
Mais pas le Petit Chapon Rouge

Nous étions chez des copains
Ceux de 20 ans, ceux avec qui on a fait nos études
Fumé des joints et saoulé le jeudi soir à la Kfet
visité Berlin après la chute
Ceux avec qui on a grandi
On s'est marié, on a eu des enfants.
Mais mêmes les parallèles finissent par se croiser
Pendant 6 ans, on s'est pas vu
Et la conversation a repris
Là où elle s'était interrompue
Comme si de rien n'était.

Un coeur à Rome



Un capuccino à Rome
Une forme pour nous réchauffer le coeur
Dans ce café du coin, plein d'italiens avec leurs journaux du matin
On en avait besoin de ce temps de pause
De ces rues décolorées, de cette ville antique
De voir de belles choses, de ralentir le rythme
D'avoir chaud et du soleil à la Toussaint
De manger des margherita à tous les repas
Et des gelatti à midi.

L'automne nous avait malmené
Une vielle dame m'a renversée en sccoter
Adele s'est défigurée et cassé la main
Hector a eu des poux

Vive l'hiver, vive le vent.


La presse et ses titres intelligents


Alternatives Economiques est il un journal de gauche?