vendredi 23 mai 2014

Des fois, il se passe des choses


Ce jour, en début d’après midi je roule sur mon scooter (vert) direction le bureau. Il fait doux, je suis boulevard Diderot et devant moi, au milieu de la chaussée une fliquette avec les bras grand ouverts.
De petite taille, la fliquette mince, toute de bleu vêtue, et pimpante avec ça dans son habit (qui fait le moine pour le coup). C’est courant dans Paris qu’en deux roues, on se fasse arrêter. Ils arrêtent plus souvent, plus fréquemment les deux roues. 
Je connais le rituel en grande habituée des contrôles routiers: je mets mon clignotant, je m’arrête sur le bord, je coupe le moteur (très important, ils le demandent sinon), j’enlève mon casque (ils préfèrent, et conseil d’ami c’est meilleur pour la qualité de la relation, ce qui peut être un utile avec un flic).
Et je me retourne. Et la fliquette, toujours au milieu de la chaussée avec ses bras grand ouverts. Je souris, elle me sourit, mais ne bouge pas.
Moi : « vous ne voulez pas voir mes papiers ? »
Elle, en s’approchant tout sourire, étonnée « non »
Moi « ah bon, j’ai cru que vous vouliez me contrôler »
Elle, tout près de moi, une voix toute douce, un gentil sourire bienveillant, et amusée « je faisais juste traverser un piéton ». Et là, elle me touche le bras gentiment « reprenez votre route, bonne journée ».

Je crois que c’est son geste, son contact d’une douceur inattendue qui m’a le plus frappé.

Oui je suis dingue, peut être un peu paranoïaque, mais des fois, il se passe des choses… incroyables.



mercredi 21 mai 2014

Les pieds - juste les pieds - dans l'eau


J'étais avec mon légionnaire
Et le sable n'était pas chaud
Mais une journée à 25°C 
Pour la première fois de l'année
Je n'y ai pas résisté.
J'ai mis les pieds dans l'eau.
Juste les pieds.


Les lendemains de mariage bien arrosés
Méritent notre indulgence.
Une balade sur la plage
entre les corps blancs étalés
tels des baleines échouées
à capter les premiers reflets
et faire comme si
c'était déjà l'été.


Nous étions en goguette à Cabourg
Tous les deux en amoureux,
comme aux premiers jours.




lundi 21 avril 2014

Auður Ava Ólafsdóttir


 Auður Ava Ólafsdóttir

Ce n’est pas un quartier de Bruxelles en flamand.
C’est le nom d’une auteur(e) islandaise celle qui a écrit Rosa Candida, paru en France en 2010. J’en avais parlé dans mon blog de l’époque.

Au 3ème jour de Bruxelles, finie la pente douce, je reprends des vrais livres, avec des vraies histoires qui se lisent tout aussi bien d’ailleurs. Et les éditions Zulma (vous savez ces livres avec les petits motifs géométriques en couleurs) continuent de publier ses romans.

Vient de sortir en France l’exception, écrit en 2012 en islandais, mais peu nombreux sommes nous ici à pouvoir la lire directement dans sa langue. Nous sommes donc soumis au bon vouloir d’un éditeur de nous mettre à disposition ces perles venues du froid, de la nuit et du Nord.
J’adore son écriture, douce et poétique, bien que les histoires soient dures. C’est la vie qu’elle raconte, les histoires d’amour qui finissent mal (pas qu’en général), les séparations, les sentiments qui s’effilochent et ceux qui se nouent de nouveau. Les rencontres et les amitiés qui se créent dans le froid et dans le noir. Au fil des pages, on se rappelle souvent qu’il fait nuit tout le jour dans ce pays, que le soleil se lève après 11h et qu’il se couche avant 15h, dans un déluge de rouge et de lumière flamboyante.
C’est elle qui le dit.
Le repas est souvent composé de pommes de terres bouillies, de choux rouges et de confiture d’airelles, tout cela servi même temps. La neige est une constante, les gens vivent dedans, il faut bien s’habiller avant de sortir, l’été est court et ces gens vivent au bout du monde et ont créé le leur avec leurs codes.

Un jour je serai rentière (ou à la retraite) et j’irai passer un hiver là-bas. Je mangerai de la confiture avec mes pommes de terre et je tutoierai en islandais mes voisins de palier à qui j’offrirai des gâteaux quand j’en ferai.
En été je traverserai le pays à pied, et j’irai voir le soleil qui ne se couche pas.
D’ici là, je lis ses livres en me régalant de chaque mot.






dimanche 20 avril 2014

Bruxelles, ma belle #4


Bruxelles, ma belle
Je te rejoins bientôt
Aussitôt que Paris me trahit
Et je sens que son amour aigrit et puis
Elle me soupçonne d'être avec toi le soir
Je reconnais c'est vrai tous les soirs dans ma tête
C'est la fête des anciens combattants d'une guerre
Qui est toujours à faire

Bruxelles, attends- moi j'arrive
Bientôt je prends la dérive
Dick Annegarn


Toute une série de maisons Art Nouveau à Bruxelles, deux architectes ont oeuvré principalement à l’époque : Victor Horta et Ernest Blérot.
J’aurai adoré vivre à cette époque, d’abord parce que j’aurai été une véritable égérie, rondeurs et blancheur étaient les canons de la beauté et ensuite parce qu’on pouvait vivre de ses rentes et voyager était une véritable occupation, pas un loisir.

Promenade dans le quartier Saint Gilles

La maison Horta, entièrement conçue par Victor Horta jusque dans le mobilier

Avenue Louise, un hôtel particulier

Détail de la façade de la maison des instruments de musique

Une relique, probablement
La presse, passe encore, mais socialiste? voire coopérative?

La Galerie Saint Hubert


La Halle Saint Géry


La ville moderne ou le MacDo Pis?

En plein centre ville

A quelle époque sommes-nous?

Quand le Manneken Pis fait dans la dentelle...

Un soupçon de modernité

Gandhi perché

d'autres perchés

Le temple (du moins le mien), pour faire le plein de spéculoos

Ne pas quitter Bruxelles sans lui
Même s'il a chanté Amsterdam et laisser Bruxelles à Dick