mercredi 1 novembre 2017

Lectures entropiques

Tofino - Vancouver Island, BC, Canada

" (...) envahie de la même nostalgie qu'on a en finissant de lire un livre, quand au nombre limité de pages s'annonce qu'il nous faudra bientôt le fermer, être quitté par le monde qu'il charrie, duquel nous sommes encore captifs mais déjà revenus qu'il faudra bientôt renoncer aux êtres et aux lieux, à leur existence fictive, c'est un deuil que de lire, me disais-je, le deuil de ce que nous fûmes en imaginaire; mais non. De cette expérience rien ne s'oublie ni ne se perd, à point nommé le souvenir en revient et s'ordonne de nouvelle manière (...)"
La source - Anne-Marie Garat

J'aime cette similitude de la thermodynamique et de la lecture, deux de mes matières préférées. Je comprends mieux ma fascination pour la thermo avec ce rapprochement explicité par Anne-Marie Garat* : les livres sont une entropie chez moi, vous dirait mon iMari, rattrapée aujourd'hui par celle de notre iFille. 
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme... y compris ce que nous lisons. J'apprends le monde aussi par la lecture, même si chaque fin de livre est un deuil et une renaissance. 
Je suis alors un Phenix à l'infini!


* pour ceux qui ne connaissent pas je recommande vivement la trilogie : Dans la main du diable, L'enfant des ténèbres et Pense à demain. 

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